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CHAPITRE 1

Introduction

Le savon au lait de chèvre est aujourd’hui largement mis en avant dans l’univers des produits de toilette dits naturels. Sa popularité croissante repose sur une image positive : ingrédient d’origine animale, fabrication artisanale, lien avec des pratiques traditionnelles. Pourtant, derrière une appellation identique, les réalités de formulation, de fabrication et de qualité peuvent être très différentes.

Sur le marché, il n’existe pas de définition réglementaire imposant une quantité minimale de lait de chèvre pour qu’un savon puisse en revendiquer la présence. En pratique, certains produits n’en contiennent qu’une faible proportion, parfois uniquement sous forme de poudre, tandis que d’autres utilisent du lait frais en remplacement total ou partiel de l’eau. Ces différences, rarement explicitées au consommateur, ont pourtant un impact direct sur la nature du produit final.

À cela s’ajoutent des écarts importants dans les méthodes de fabrication. Un savon obtenu par saponification à froid, conservant sa glycérine naturelle, n’a pas les mêmes caractéristiques qu’un savon industriel formulé à partir de bases prêtes à l’emploi. Là encore, la mention « savon au lait de chèvre » ne permet pas, à elle seule, de distinguer ces procédés.

Enfin, le vocabulaire marketing joue un rôle central. Des termes comme « naturel », « artisanal » ou « inspiré du lait de chèvre » ne constituent pas des garanties objectives. Sans lecture attentive de la composition et sans compréhension des choix de fabrication, il est difficile pour un consommateur de savoir ce qu’il achète réellement.

L’objectif de cet article est donc d’apporter des repères clairs et vérifiables pour comprendre ce qui différencie un savon au lait de chèvre de qualité d’un produit qui en utilise principalement l’image.

Savon au lait de chèvre posé sur une pierre dans un pâturage avec des chèvres et une ferme rurale en Ardèche

1. Qu’est-ce qu’un vrai savon au lait de chèvre ?

Avant d’évaluer la qualité d’un savon au lait de chèvre, il est indispensable de clarifier ce que recouvre réellement cette appellation. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le terme « savon au lait de chèvre » ne correspond pas à une définition strictement encadrée par la réglementation cosmétique européenne. Il désigne avant tout un choix de formulation, dont les implications peuvent varier fortement d’un produit à l’autre.

Définition cosmétique du savon au lait de chèvre

D’un point de vue cosmétique, un savon est le résultat d’une réaction de saponification entre un corps gras (huiles ou beurres) et un agent alcalin, le plus souvent l’hydroxyde de sodium.
Un savon au lait de chèvre est donc un savon dans lequel le lait de chèvre est intégré comme ingrédient de formulation, en substitution partielle ou totale de l’eau habituellement utilisée.

Il n’existe toutefois aucune obligation réglementaire concernant :

  • la quantité minimale de lait de chèvre,
  • sa forme (lait frais, congelé, lyophilisé),
  • ni son mode d’incorporation dans le procédé de fabrication.

En pratique, cela signifie que deux savons portant la même appellation peuvent être très différents :

  • l’un peut utiliser du lait de chèvre frais comme phase aqueuse principale,
  • l’autre peut n’en contenir qu’une faible quantité, ajoutée sous forme de poudre, parfois après la saponification.

Dans la liste INCI, le lait de chèvre apparaît généralement sous la dénomination Caprae Lac. Sa position dans la liste donne une indication relative sur sa proportion, mais ne permet pas à elle seule d’évaluer la qualité globale du savon.

Savons au lait de chèvre entourés des ingrédients de saponification avec schéma explicatif Caprae Lac en arrière-plan

Pourquoi le lait de chèvre est utilisé en savonnerie

Le lait de chèvre est utilisé en savonnerie pour des raisons de formulation, mais aussi pour des raisons historiques et culturelles. Son usage n’est pas récent : il s’inscrit dans des pratiques artisanales anciennes, notamment dans des zones rurales où l’élevage caprin était courant.

Sur le plan de la composition, le lait de chèvre se distingue du lait de vache par :

  • une teneur en acides gras différente,
  • la présence de lactose, de protéines et de lipides,
  • une structure des globules gras plus fine.

En savonnerie, ces caractéristiques influencent :

  • la texture du savon,
  • l’aspect de la mousse,
  • le toucher après rinçage.

Lorsqu’il est intégré dès la fabrication, le lait de chèvre participe également à la réaction de saponification, en interagissant avec les corps gras et l’alcali. Selon le procédé employé, une partie de ses constituants est transformée, tandis qu’une autre est dégradée par l’alcalinité et la température. C’est pourquoi la méthode de fabrication joue un rôle déterminant dans le résultat final.

Enfin, au-delà de l’aspect technique, le lait de chèvre est aussi devenu un marqueur de positionnement. Il évoque un univers artisanal, rural et naturel, souvent associé à des valeurs de simplicité et de proximité. Cette dimension symbolique explique en partie son succès croissant… mais aussi les usages parfois très marketing qui en sont faits.

2. Lire la liste INCI : le premier critère de qualité

La liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) est souvent perçue comme complexe, voire décourageante. Pourtant, c’est l’outil le plus fiable dont dispose le consommateur pour comprendre ce qu’il achète réellement. Contrairement aux slogans marketing, la liste INCI obéit à des règles strictes de déclaration et ne peut pas être utilisée librement.

Savoir la lire permet déjà d’écarter un grand nombre de savons au lait de chèvre dont la qualité repose davantage sur l’image que sur la formulation.

Où doit apparaître le lait de chèvre dans la liste des ingrédients

Dans une liste INCI, les ingrédients sont classés par ordre décroissant de poids, jusqu’à 1 %. En dessous de ce seuil, l’ordre peut être libre.

👉 Conséquence directe : plus le lait de chèvre apparaît tôt dans la liste, plus sa proportion dans la formule est importante.

Exemple concret 1 – Savon réellement formulé au lait de chèvre

Sodium Olivate
Sodium Cocoate
Caprae Lac
Glycerin
Sodium Chloride

➡️ Ici, le lait de chèvre Caprae Lac est clairement un ingrédient structurant de la formule.

Sodium Palmate
Sodium Palm Kernelate
Aqua
Parfum
Caprae Lac

➡️ Le lait de chèvre apparaît en fin de liste : sa présence est très marginale.

⚠️ Point important : La mention « savon au lait de chèvre » est autorisée même si le lait est présent en faible quantité, tant qu’il figure dans la composition.

Savon artisanal tenu à la main en laboratoire avec étiquette INCI mentionnant Sodium Olivate, Sodium Cocoate et Caprae Lac
Lait en poudre et lait frais présentés côte à côte sur un plan de travail dans un laboratoire de savonnerie

Lait frais, lait congelé ou lait en poudre : quelles différences

Tous les savons au lait de chèvre n’utilisent pas le même type de lait, et ce choix a des conséquences sur la formulation.

Lait frais ou congelé

  • Utilisé généralement par des savonniers artisanaux
  • Remplace tout ou partie de l’eau
  • Plus contraignant à travailler (stabilité, conservation)
  • Impose souvent une fabrication en saponification à froid

👉 En INCI, la mention reste Caprae Lac, sans distinction de forme.

Lait de chèvre en poudre (lait lyophilisé)

  • Plus stable et plus facile à stocker
  • Plus simple à intégrer dans des procédés industriels
  • Peut être ajouté en très faible quantité

👉 Indice INCI : Il n’existe pas de dénomination INCI officielle distincte du type « Caprae Lac Powder ».
Même sous forme de poudre, le lait de chèvre est généralement déclaré Caprae Lac dans la liste INCI européenne.
La position dans la liste, bien plus que la forme déclarée, reste donc l’indicateur principal pour le consommateur.

La présence de lait en poudre n’est pas un défaut en soi, mais elle doit être mise en perspective avec sa position dans la liste et le reste de la formulation.

Les huiles végétales qui accompagnent un savon de qualité

Un savon au lait de chèvre ne se juge pas uniquement sur le lait. Les corps gras utilisés sont déterminants.

Dans un savon de qualité, on retrouve généralement :

  • Huile d’olive (Sodium Olivate) → structure du savon
  • Huile de coco (Sodium Cocoate) → pouvoir moussant
  • Huile de ricin (Sodium Castorate) → stabilité de la mousse
  • Beurres végétaux (karité, cacao…)

👉 Exemple de base cohérente :

  • Sodium Olivate
  • Sodium Cocoate
  • Sodium Shea Butterate
  • Caprae Lac

À l’inverse, une base reposant uniquement sur :

  • Sodium Palmate
  • Sodium Palm Kernelate

peut indiquer une formulation standardisée et industrielle, même si elle n’est pas interdite.

Fabrication artisanal d'un savon naturel

Les ingrédients à éviter ou à questionner

Un savon au lait de chèvre de qualité se caractérise aussi par ce qu’il ne contient pas.

À examiner attentivement :

  • Parfum (sans précision)
    → peut être naturel ou synthétique, impossible à savoir sans détail
  • CI + numéro (colorants)
    → indicateurs d’un savon plus esthétique que fonctionnel
  • EDTA, BHT, PEG
    → additifs sans intérêt dans un savon saponifié traditionnel

Ce qu’il faut retenir à ce stade

✔️ La liste INCI est plus fiable que le discours marketing
✔️ La position du lait de chèvre est déterminante
✔️ Le type de lait utilisé compte autant que sa quantité
✔️ Les huiles végétales donnent de précieux indices sur la qualité
✔️ Certains ingrédients doivent alerter, sans forcément disqualifier

Fabrication d’un savon par saponification à froid dans un atelier de savonnerie artisanale

3. Méthodes de fabrication : un point clé

Deux savons affichant une composition proche peuvent offrir des résultats très différents à l’usage. La raison tient principalement à la méthode de fabrication, un élément rarement mis en avant sur l’emballage, mais déterminant pour la nature du produit final.

Comprendre comment un savon au lait de chèvre est fabriqué permet de mieux évaluer ce que recouvre réellement la notion de « qualité ».

La saponification à froid : pourquoi elle est privilégiée

La saponification à froid est une méthode artisanale qui consiste à mélanger des huiles ou beurres végétaux avec un agent alcalin, sans apport de chaleur externe importante. La réaction chimique se déroule lentement, puis le savon est laissé en cure pendant plusieurs semaines.

Ce procédé présente plusieurs caractéristiques notables :

  • la glycérine naturellement produite lors de la saponification est conservée dans le savon ;
  • les huiles végétales ne sont pas surchauffées ;
  • le lait de chèvre peut être intégré dès la formulation, en remplacement partiel ou total de l’eau.

Pour le consommateur, cela se traduit généralement par un savon plus dense, avec une mousse crémeuse et une sensation différente après rinçage, même si ces aspects dépendent aussi de la formule choisie.

Savon industriel, base melt & pour ou véritable savon

À l’opposé de la saponification à froid, de nombreux savons sont fabriqués à partir de bases industrielles prêtes à l’emploi, souvent appelées « melt & pour ». Ces bases sont déjà saponifiées et reformulées pour être facilement fondues, colorées et parfumées.

Dans ce cas :

  • le fabricant n’intervient plus sur la réaction de saponification ;
  • le lait de chèvre est généralement ajouté après coup, parfois en faible quantité ;
  • la glycérine peut être ajoutée séparément, mais elle n’est plus issue du procédé initial.

Il existe également des savons industriels extrudés, produits à grande échelle, dont la composition est standardisée. Ces produits peuvent contenir du lait de chèvre, mais leur mode de fabrication est très différent d’un savon réellement formulé et saponifié par le savonnier.

Pour le consommateur, la mention « savon au lait de chèvre » ne permet donc pas de distinguer ces procédés. Seule une information explicite sur la méthode de fabrication ou une lecture attentive de la composition permet de comprendre ce qui se cache derrière l’appellation.

Pâte de savon en cours de coulée depuis une cuve vers un moule lors d’une saponification à froid

4. Origine et traçabilité du lait de chèvre

Avant d’évaluer la qualité d’un savon au lait de chèvre, il est indispensable de clarifier ce que recouvre réellement cette appellation. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le terme « savon au lait de chèvre » ne correspond pas à une définition strictement encadrée par la réglementation cosmétique européenne. Il désigne avant tout un choix de formulation, dont les implications peuvent varier fortement d’un produit à l’autre.

Pourquoi la provenance du lait de chèvre est un critère à considérer

Le lait de chèvre utilisé en savonnerie peut provenir de sources très diverses :

  • élevages locaux ou régionaux,
  • filières nationales mutualisées,
  • approvisionnements internationaux issus de chaînes agro-industrielles.

Ces différents circuits ont des conséquences concrètes sur :

  • la fraîcheur du lait au moment de son utilisation,
  • les traitements subis (refroidissement, pasteurisation, séchage),
  • la traçabilité de la matière première.

Un lait collecté localement ou régionalement permet généralement une meilleure maîtrise de la chaîne d’approvisionnement et une réduction des étapes intermédiaires. À l’inverse, un lait issu de filières longues est souvent transformé (congelé ou déshydraté) afin de faciliter son stockage et son transport.

la traite manuelle d'une chèvre pour récolter le lait

Traçabilité : ce que le consommateur peut réellement vérifier

La réglementation cosmétique européenne n’impose pas d’indiquer l’origine géographique du lait de chèvre sur l’étiquetage d’un savon. En pratique, cela signifie que deux produits très différents peuvent présenter une liste INCI identique.

Cependant, certains fabricants font le choix de communiquer volontairement sur :

  • la provenance du lait,
  • l’existence d’un partenariat avec une chèvrerie identifiée,
  • ou la zone géographique de production.

👉 Pour le consommateur, cette démarche ne constitue pas une preuve absolue de qualité, mais elle est un indice de sérieux et de maîtrise de la chaîne de production. L’absence totale d’information, à l’inverse, ne signifie pas nécessairement un défaut, mais rend toute évaluation plus difficile.

Lait de chèvre certifié bio : ce que cela signifie réellement

La mention « lait de chèvre biologique » fait référence à un lait issu d’élevages respectant un cahier des charges agricole biologique, notamment en matière :

  • d’alimentation des animaux,
  • de pratiques d’élevage,
  • de traitements vétérinaires autorisés.

Il est important de distinguer deux niveaux :

  • la certification bio du lait en tant que matière première agricole,
  • la certification bio du produit cosmétique fini, qui obéit à des référentiels spécifiques (comme COSMOS).

👉 Un savon peut contenir du lait de chèvre issu de l’agriculture biologique sans pour autant être certifié bio en tant que cosmétique, et inversement. Pour le consommateur, la présence d’un label cosmétique reconnu est le seul moyen de vérifier l’engagement global du produit.

Circuits courts, volumes et cohérence artisanale

Chèvres laitières alignées sur une table de traite dans une chèvrerie, prêtes pour la récolte du lait de chèvre.Dans une démarche artisanale, le recours à un lait de chèvre local ou certifié bio s’inscrit souvent dans une logique plus large :

  • production en petites séries,
  • adaptation des volumes à la disponibilité de la matière première,
  • cohérence avec le reste de la formulation (huiles végétales, méthode de fabrication).

👉  À l’inverse, certains produits revendiquent une image artisanale ou naturelle tout en reposant sur des matières premières standardisées et peu traçables. Là encore, ce n’est pas l’origine du lait prise isolément qui détermine la qualité d’un savon, mais la cohérence globale entre discours, choix des ingrédients et procédé de fabrication.

5. Conclusion — Ce qu’il faut comprendre avant de choisir un savon au lait de chèvre

Tous les savons au lait de chèvre ne se valent pas, non pas en raison de leur appellation, mais à cause des choix de formulation et de fabrication qui se cachent derrière cette mention. Ce premier chapitre montre qu’avant même d’évaluer un savon à l’usage, il est possible d’en comprendre une grande partie en analysant des éléments objectifs.

La définition même du savon au lait de chèvre rappelle qu’aucune quantité minimale de lait n’est imposée par la réglementation. La simple présence de Caprae Lac dans la liste INCI ne suffit donc pas à caractériser la qualité d’un produit. Sa position dans la composition, associée au type de corps gras utilisés, constitue un premier indicateur essentiel.

La méthode de fabrication est un second facteur déterminant. Un savon saponifié à froid, formulé et fabriqué par le savonnier lui-même, ne présente pas les mêmes caractéristiques qu’un savon issu d’une base industrielle prête à l’emploi, même lorsque la liste d’ingrédients semble proche. La manière dont le lait de chèvre est intégré au procédé influence directement la nature du savon final.

L’origine et la traçabilité du lait apportent enfin un éclairage complémentaire. Un lait local ou certifié bio n’est pas, à lui seul, une garantie absolue de qualité, mais il témoigne d’une démarche de cohérence et de transparence. À l’inverse, l’absence totale d’information rend l’évaluation plus difficile pour le consommateur.

Ces éléments constituent les fondations de lecture d’un savon au lait de chèvre. Ils permettent de comprendre ce que recouvre réellement un produit avant même de l’utiliser. Dans le chapitre suivant, nous verrons comment ces choix se traduisent concrètement à l’usage, à travers la texture, la mousse, l’étiquetage et les pièges marketing à éviter.

Cette checklist reprend les points essentiels abordés dans ce premier chapitre.

  1. Vérifier la présence réelle du lait de chèvre
    • Le lait de chèvre est déclaré en INCI sous le nom Caprae Lac
    • Sa position dans la liste des ingrédients donne une indication sur sa proportion
    • Une présence en toute fin de liste suggère un rôle très secondaire
  2. Lire la liste INCI dans son ensemble
    • Les ingrédients sont classés par ordre décroissant de poids (jusqu’à 1 %)
    • Une liste courte et lisible est souvent un bon indicateur
    • Les huiles saponifiées donnent des indices sur la formulation
    • Les termes vagues doivent inciter à la prudence
  3. Identifier la méthode de fabrication
    • La mention de la saponification à froid indique un procédé artisanal
    • Une base industrielle prête à l’emploi repose sur un autre modèle
    • L’absence d’information rend la comparaison plus difficile
  4. S’interroger sur l’origine du lait de chèvre
    • L’origine du lait n’est pas obligatoire
    • Une indication volontaire est un signal de transparence
    • Bio ≠ automatiquement cosmétique bio
  5. Vérifier la cohérence globale du produit
    • Le discours marketing est-il cohérent ?
    • Les choix vont-ils dans le même sens ?
    • Le positionnement correspond-il à la liste INCI ?

Dans un chapitre suivant, nous nous intéresserons à ce que ces choix de formulation et de fabrication donnent concrètement à l’usage. Texture du savon, qualité de la mousse, sensation après rinçage, lecture des labels et identification des principaux pièges marketing : autant d’éléments pratiques qui permettent d’affiner son choix et de comparer les savons au lait de chèvre au-delà de la seule composition.

Savon d'Ardèche

Auteur Savon d'Ardèche

Propriétaire et éditeur du site

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